Dans le sillon des «mâs qouque châ»

C’est ainsi, localement que l’on désignait les habitants d’Irancy dans les siècles passés.

Ce borborygme orthographié signifie en français  distingué : «  Mais qu’est ce donc que cela ? « Ce qui semble évident, non !!!

Alors voici la genèse de cet ancien néologisme du cru, une explication qui ne se veut ni académique ni académicienne.

Vue du village d'Irancy

Le village d'Irancy - vue des coteaux alentours

La situation géographique, la disposition de l’habitat, les productions des terres proches, la grande histoire et les petites histoires ont, depuis l’origine de l’humanité contribué  à façonner, à modeler à structurer le caractère, l’état d’esprit, les réactions des autochtones.

Dans le village d’Irancy, légèrement isolé du reste du monde par la configuration naturelle du site, cette règle anthropologique se vérifie parfaitement.

De plus, la générosité, la variété et la spécificité des ressources ont toujours procuré une confortable autonomie, permettant ainsi une vie en quasi autarcie.

Et sans refuser ni le progrès ni le modernisme, à Irancy on raisonne utile, on ne s’emballe pas sur la dernière nouveauté en estimant fonctionnel, performant adapté et suffisant, aussi bien l’outil que la technique qui ont fait leurs preuves depuis quelques générations. Cette sagesse s’applique également spirituellement ou les marchands de promesses et les beaux parleurs n’ont guère eu d’écho à Irancy.

Le temps passant, les distances se réduisent, la diffusion des informations s’accélère, le progrès progresse mais ce comportement ancestral perdure, certes atténué, mais en étant toujours présent et ancré au fond de nos consciences, et il ne faut  pas insister longtemps pour que ce fameux état d’esprit d’Irancy ne resurgisse, avec fierté, à la fois chez les anciens et les nouveaux résidants, à croire que des ondes particulières  rayonneraient au dessus du village ?

Scientifiquement, rien ne le prouve mais c’est tellement plaisant de l’imaginer et d’y croire !